Le transhumanisme : aux origines du futur

Le physicien Etienne Klein, le biologiste évolutionniste Pierre-Henri Gouyon et le philosophe Jean-Michel Besnier nous content l’histoire prophétique du Transhumanisme…

 

Dans le cadre de la première édition du Festival des Idées dont le thème est « l’Etre Machine », un LabOrigins sur les origines du futur s’imposait…

« L’histoire que nous allons vous raconter s’est déroulée il y a très, très longtemps. Tout a commencé un 23 janvier 2050…

Le 23 janvier 2050, cinquante-sept des plus éminents chercheurs de la planète se sont réunis de toute urgence à la demande de la gouvernance mondiale pour tenter de sauver l’espèce humaine qui venait d’être déclarée en voie de disparition.

Parmi ces cinquante-sept chercheurs, il y avait notamment le physicien Etienne Klein, le biologiste évolutionniste Pierre-Henri Gouyon et le philosophe Jean-Michel Besnier… »

Marie-Odile Monchicourt nous racontera la tragique aventure de ces assises déterminantes pour le destin de l’espèce humaine. Le mime Philippe Naud et ses masques croqueront quelques instants épiques de ce grand rassemblement historique.

***

Etienne Klein Physicien et docteur en philosophie des sciences, Etienne Klein est actuellement directeur de recherches au CEA, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Il est aussi professeur à l’Ecole Centrale de Paris et dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière du CEA (LARSIM). Il a par ailleurs publié plusieurs essais sur la physique et la question du temps. Etienne Klein a été nommé président de l’IHEST le 29 septembre 2016. Il anime sur France Culture l’émission La Conversation scientifique diffusée tous les samedis de 14 à 15 heures.

Pierre-Henri Gouyon Professeur au Museum National d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech et à Sciences Po, Pierre-Henri Gouyon réalise ses recherches au sein du laboratoire ISEB (Institut de Systématique, Évolution & Biodiversité). Il donne de nombreuses conférences sur les questions ayant trait à l’évolution, à la génétique, à l’écologie, à la biodiversité et à la bioéthique. Il est largement impliqué dans les débats concernant les relations science-société en général. Il a co-écrit avec Cédric Gaucherel et Jean-Louis Dessalles, Le Fil de la Vie. La face immatérielle du vivant, sorti en 2016 aux Editions Odile Jacob.

Jean-Michel Besnier Agrégé de philosophie et docteur en sciences politiques, Jean-Michel Besnier est professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV). Il est membre du conseil scientifique de l’IHEST, du Directoire du MURS (Mouvement universel pour la responsabilité scientifique) et de la commission Littérature scientifique et technique du CNL. Spécialiste de la philosophie des technologies, ses recherches actuelles concernent principalement l’impact philosophique et éthique des sciences et des techniques sur les représentations et les imaginaires individuels et collectifs.

Philippe Naud A la fois mime et peintre Philippe Naud a rendu évidente la rencontre de ces deux expressions !!! L’art pictural et l’art du mime sont deux arts complémentaires : l’un dessine sur un support le fruit de sa pensée, l’autre le fait dans l’espace. Faire danser ensemble la lumière, la couleur, les formes et la matière, c’est peindre, c’est approcher la sensation d’un début du Monde. L’art du Mime, c’est engager la totalité du corps, prendre un risque, pour que l’invisible apparaisse. Le Mime et la Peinture ont la même intention, raconter, en silence, une histoire.
Marie-Odile Monchicourt Initiatrice et conceptrice des LabOrigins. Elle débute sa carrière radiophonique à France Inter, puis produit et anime plusieurs émissions à caractère scientifique sur France-Culture, France Inter et France Télévision. En 2012/2013, elle initie le projet européen La Nuit des Origines qui préfigure ce que deviendront par la suite les LabOrigins. Prix de la Communication Scientifique de l’Académie des sciences et Chevalier des Arts et des Lettres, l’astéroïde 21553 découvert en 1998 par l’astronome Alain Maury dans la ceinture d’astéroïdes est baptisé de son nom par la Société Internationale d’Astronomie.