Le plancton aux origines de la vie

Dans le cadre de la COP21, la Fondation VEOLIA, la Fondation Prince Albert II de Monaco et TARA Expéditions ont demandé à Marie-Odile Monchicourt d’organiser un LabOrigins à l’occasion du retour de la Goélette TARA et des récentes découvertes autour des protistes et de l’origine de la vie. Depuis septembre 2009, Tara s’est lancée dans un tour du monde de trois ans, financé sur fonds privés. Le projet scientifique, soutenu par le CNRS, consiste à récolter dans toutes les provinces océaniques ce plancton mystérieux pour en étudier les génomes.
Ce très beau labOrigins Véolia/TARA a réunis les scientifiques Gilles Bœuf, biologiste français, spécialiste des recherches au sein de l’unité « Biologie intégrative des organismes marins » et Colomban de Vargas, océanographe franco-suisse qui a participé à la mission Tara, à travers les océans du globe.
Pendant leurs interventions, les artistes : Maïa Barouh chanteuse et flutiste, Léo Komazawa à la percussion, Cédric Perras au clavier et Vixious Pataglitch vidéo Jockey nous ont tous immergé dans une atmosphère propice à la libération de notre propre voyage initiatique au fond des océans.

Les origines de la conscience et de la pensée

Dans le cadre de la semaine « Scène de sciences », le Théâtre de la Reine Blanche a accueilli à guichet fermé, le Labo Origins intitulé « les origines de la conscience et de la pensée ». Il y avait le neuroscientifique Sébastien Bohler, le biophysicien Stéphane Douady, le philosophe Pierre-Louis Desprez et le mathématicien Stéphane Dugowson. Chacun d’entre eux, dans sa spécialité, nous a communiqué une version spécifique de la conscience et de la pensée ; Et parmi les artistes qui ont improvisé en direct, nous avons pu observer la construction d’une œuvre du street-artist MG La Bomba, la vidéo projection d’images du vidéo jockey Vixious Pataglitch, enfin, les musiciens du Groupe de jazz LML trio, ont contribué à plonger spectateurs et scientifiques dans une atmosphère artistique propice à l a libération de nos imaginaires.

L’origine du climat et de la vie sur Terre

Dans le cadre du FESTIVAL ATMOSPHERES, en présence de sa marraine, Marion Cotillard, sur le thème des origines du climat et de la vie, nous avions la chance d’avoir réunis sur scène de manière inédite, l’astrophysicien Jean-Pierre Bibring, le biophysicien Vincent Fleury, le biologiste Pierre-Henri Gouyon et le physicien Michel Spiro. Il y avait aussi un philosophe, Pierre-Louis Deprez. Et parmi les artistes : la flutiste et chanteuse Maïa Barouh ; le percussionniste Léo Komasawa, le compositeur Cedric Perraz, la cantatrice Lucile Vignon et le street artist Codex Urbanus.
Dans une superbe salle de 1.000 places. Les jeunes, présents lors de ce spectacle, ont confié avec enthousiasme à Pascal SIGNOLET, créateur de ce festival : « On attendait qu’on nous parle de science comme cela ! »
En nous « contant » en direct les dernières découvertes ou théories liées à nos origines, les chercheurs, présents sur scène, nous ont fait partager les questions qui les hantent : d’où venons nous ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que la conscience ?
Les scientifiques nous interrogent ainsi sur notre appartenance à l’Univers. Des artistes (musiciens, danseurs, peintres…) qui acceptent de se prêter au jeu de l’improvisation, nous font partager le monde émotionnel qu’une telle source d’inspiration fait surgir en eux.

Le vide quantique aux origines de l’Univers

Dans le cadre de la Nuit européenne des chercheurs et des 60 ans du CERN. Ce spectacle associa acrobates et danseurs du Collectif Intérieur Brut, aux hologrammes des scientifiques réalisés par l’artiste plasticien et vidéaste Pierrick Sorin. L’enjeu avait été de trouver une forme artistique qui permettait à tous les publics de s’approprier émotionnellement cette nouvelle vision d’un Univers né du Vide il y a 13 milliards 800 millions d’années. Nous sommes nés du Vide disent les scientifiques mais d’un vide qui n’est pas tout à fait vide. Un vide dans lequel il y a quelque chose… comme une énergie qui sommeille prête à jaillir à la moindre fluctuation quantique. C’est sur ce vide qui n’est pas vide que s’est construit notre Univers et ses milliards de milliards de galaxies, d’étoiles, de trous noirs, de planètes, et ses milliards de milliards d’êtres vivants, d’animaux, de plantes et d’ humains ! Ces scientifiques qui nous ont conté une si belle histoire apparaissaient et disparaissaient dans l’imagerie numérique dont seul Pierrick Sorin avait le secret. Tandis que ses danseurs et acrobates nous ont offert des plongées vertigineuses dans le vide quantique !
En compagnie d’Hubert Reeves, Michel Spiro, Etienne Klein, Sandrine Laplace… ce LabOrigins présentait au public 20 minutes d’un spectacle unique où les théâtres optiques de Pierrick Sorin; les acrobates de la compagnie Bonheur Intérieur Brut, et la musique originale de Benjamin Moussay se sont unis au scientifiques présents pour nous faire plonger dans le vide quantique.
La mise en scène était de Jack Souvant. La soirée fut magnifique !
17 Septembre 2014 au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains et le
26 Septembre 2014 au théâtre du Bordeau à Saint Génis Pouilly pour fêter les 60 ans du CERN

La nuit des Origines UNESCO

Cet événement exceptionnel fut le tout premier embryon de LabOrigins. Co organisé par l’UNESCO et l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), en partenariat avec l’Institut national italien d’astrophysique (INAF), l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Observatoire européen austral (ESO), était en partie financé par l’Union européenne. Il a eu lieu le 27 septembre 2013 simultanément dans 3 villes européennes (Genève, Bologne et Paris), qui furent reliées par vidéoconférence autour du thème de la « naissance de l’Univers » et des liens intimes entre la physique des particules et la cosmologie. Et ceci à la lumière de la découverte récente du boson BEH (Brout, Englert et Higgs) et de l’image du satellite européen Planck.

L’objectif de ce premier LabOrigins fut, dès le départ, de permettre à un très large public de découvrir le «visage humain» de la recherche. Nous avons dialogué en direct avec des scientifiques de renom, présents à Genève, Bologne, et Paris sur la scène de L’UNESCO. L’événement rassembla également des responsables dans le domaine de la culture, de l’art et de la philosophie, qui furent invités à partager avec le public leurs idées sur la nouvelle vision de l’univers et de son impact culturel.